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  • : Ceux qui participent à ce bulletin d'échange se battent contre le système capitaliste et pour le socialisme. Ce blog est un outil de débat, d'analyse et de confrontation pour avancer vers l'unité d'action et idéologique des communistes.
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Vers un parti marxiste-léniniste

Lundi 25 septembre 2006

LES TACHES D'ORGANISATION DES REVOLUTIONNAIRES

 


La fatalité, l'éternité du capitalisme ne sont pas des idées qui peuvent dominer longtemps les prolétaires, car l'impuissance de la bourgeoisie à les nourrir, et à les faire vivre fait qu'ils n'ont pas d'autres choix que de conquérir le pouvoir, pour vivre ne serait-ce que de prendre aux bourgeois ce qu'ils leur volent.

 

L'impuissance à ce jour n'est que le constat de l'erreur de s'en être remis jusque là qu'à la "gauche" pour améliorer leur sort.

 

Les réformistes de tous ordres ont toujours brandi "leur réalisme": "une autre politique est possible" pour détourner la classe ouvrière des "utopies révolutionnaires".

 

Cela a marché cahin-cahat tant que le capital pouvait distribuer des miettes.

 

Pour eux, "ce n'est pas la voiture qui est foutue, mais un jour la roue est crevée, l'autre jour il faut changer l'huile, une autre fois refaire une pièce... Il ne faut surtout pas globaliser en trouvant une cause commune aux problèmes différents que l'on rencontre" ; cette cause commune, c'est le système capitaliste. C'est à la cause commune qu'il faut s'attaquer et non aux problèmes particuliers de chacun. Et il devient alors évident pour tous que ce "réalisme" là ne résoud rien, ni la précarité qui s'accroît, ni le prix des loyers qui augmentent et qui vont faire que des bidonvilles se reconstituent, ni ceux des systèmes de santé qui font que l'on est de plus en plus mal soigné, etc. De désarroi, de nombreux salariés placés face à ces constats qui les obligent à ne plus se contenter d'être une clientèle électorale, devront se prendre en mains et s'engager personnellement dans la lutte collective, mais qu'il va falloir se prendre en mains et

participer personnellement à la lutte collective.

 

C'est pourquoi à nouveau le BESOIN d'une nouvelle organisation de communistes mûrit et va s'amplifier.

 

Le pire et le plus dangereux serait de l'empêcher de se concrétiser en invoquant mille "dangers", ou "raisons", ou excuses (secte groupusculaire, épouvantail stalinien ou maintien d'un vieille organisation au nom de l'histoire), pour travailler à reconstruire cette organisation.

 

Savoir s'unir c'est aussi savoir se délimiter.

 

La délimitation exclut à la fois:

 

- ceux qui nient ou récusent la nécessité d'une organisation spéciale et centralisée de communistes

 

- ceux qui se réclament plus ou moins des partis de gauche en niant leur caractère 100% bourgeois et la nécessité de les combattre sans compromis.

 

L'union se réalisera sur un minimum:

 

- lutter contre son impérialisme, son Etat, contre le nationalisme et le protectionnisme

 

- pour l'abolition de la propriété privée

 

- pour l'abolition des classes

 

- pour l'internationalisme des peuples et l'unité des luttes dans le monde

 

- pour l'internationalisme des peuples et l'unité des luttes dans le monde

 

- pour la dictature du prolétariat

 

Cette union devra se réaliser en s'organisant et en s'éduquant. L'organisation dont on a besoin pour toutes ces tâches peut être définie comme une "avant-garde" au sens d'un détachement de personnes qui avance en premier, qui éclaire la voie, qui la défriche pour préparer et faciliter l'avancée du gros des troupes. Ses membres sont réellement les plus actifs, les plus déterminés, les plus conscients de la marche et des fins générales du mouvement ouvrier.

 

La lutte contre le système capitaliste dans son ensemble dépasse largement la simple expérience du vécu quotidien des prolétaires. Elle nécessite une organisation spéciale à la fois "cerveau collectif" appréhendant cette totalité et avant-garde combattante pour mettre en oeuvre les analyses et les corriger par la pratique.

 

"Les individus isolés (ou groupes d'individus) ne forment une classe que pour autant qu'ils doivent mener une lutte commune contre une autre classe, pour le reste ils se retrouvent ennemis dans la concurrence" (Karl Marx). La classe doit se créer dans la lutte et s'y (re)connaître.

 

Il est évident que les prolétaires ne reconnaîtront et n'accepterons le rôle du Parti que s'il est réellement un appui pour eux, que s'ils le vivent comme leur force, leur appartenant, que s'ils en sont écoutés, compris et respectés comme étant les acteurs de cette lutte. Ils ne veulent ni embrigadement, ni autorité bureaucratique mais seulement une autorité qui démultiplie leurs propres forces.

 

La forme d'organisation est trés importante: elle doit permettre de faciliter autant que les circonstances de la lutte le permettent l'expression des différentes postures, l'expression des postures minoritaires, l'initiative et la créativité de la base, ainsi que l'unification des forces révolutionnaires dans l'action, sans laquelle il n'est pas de victoire possible.

 

Mais si les formes sont importantes il ne faut pas croire qu'à elles seules elles peuvent résoudre les contradictions et les problèmes posés pour que le parti ne dégénère pas, mais il faut avoir conscience du problème du parti en tant que tel, son extériorité relative par rapport aux prolétaires. Cette extériorité est source d'une possible dégénérescence pouvant aller jusqu'à un possible antagonisme avec le prolétariat.

 

Or le parti n'a pas vocation à rester identique à lui même au cours de la lutte complexe du renversement du capitalisme. S'il remplit correctement ses tâches, s'il contribue à élever la conscience, le niveau des luttes, l'éducation, la liberté des prolétaires, il doit parallèlement s'effacer en tant qu'organisation séparée, tendre à fusionner avec le prolétariat, donc à disparaître, en même temps d'ailleurs que la prolétariat disparaît en tant que classe, ce à quoi s'opposent ceux qui défendent la fixité de la forme du parti comme un dogme, et qui cherchent à se poser par là même en nouveaux maîtres, au prétexte de défendre le rôle dirigeant du parti.

 

Vincent B
Par ES
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Mercredi 6 décembre 2006

 

En marche vers l’unité……..

 

 

Les attaques de la bourgeoisie sont sans précédent ces derniers mois et vont aller en s’accélérant au rythme « des  mutations de la société moderne, de la mondialisation ». Il n’y a  plus un seul aspect de nos vies qui n’est pas touché (prix du logement, sécurité sociale, santé, salaire emploi, garde des enfants, sans papiers et loi contre leur soi disant insécurité, universités bientôt si chères qu’elles seront inabordables pour les enfant s des prolétaires, répression farouche de tous ceux qui veulent défendre leurs intérêts , guerre et interventions de plus en plus nombreuses pour tenter d’écraser les révoltes et les peuples Cote d’Ivoire ou pour partager les gâteaux dans les autres pays comme en Afghanistan, en Irak ou au Liban, la mal bouffe, la destruction de la planète et toutes les formes de culture populaire,etc.,)

Et ce ne sont pas les élections en préparation qui vont arrêter ce mouvement. Si nous excluons les candidats de droite et ceux qui se disent de gauche mais qui ne sont  là que pour faire passer la pilule aux salariés (en espérant qu’ils acceptent sans broncher) fussent ils une femme ; ce n’est pas  le ou la candidate d’une nouvelle gauche (qui connaissent que le libéralisme et  ses méfaits ou de « l’ultra libéralisme »  mais jamais du capitalisme. Et si tout simplement  il était possible de le réaménager avec justice et équité !!!) qui pourra apporter une réelle réponse aux problèmes que nous rencontrons  Quel triste cirque que nous offre tous ces numéros, destinés à nous faire accepter l’inacceptable : notre exploitation.

 

La bourgeoisie s’organise pour défendre ses intérêts, et ses divisions ne sont que partielles et dans tous les cas elle se réunissent sur l’essentiel : se faire du fric en exploitant au maximum les ouvriers et les peuples des pays du monde. Si leurs divergences sont parfois sérieuses, elles n’en sont pas moins secondaires souvent face aux révoltes des peuples : l’Histoire de la Commune de Paris nous l’a bien appris !! Et toutes les luttes actuelles nous le démontrent  (tentative d’alliance entre l’Iran et les USA par exemple).

 

 Et  en face dans notre propre camp  où en sommes nous ?

  Partout dans le monde et en France en particulier il y a  des luttes, des résistances. Regardons ce qui s’est passé cette année dans notre pays. Il y a à la fois de quoi être fier des résistances multiples importantes comme la lutte contre le CPE pour parler des dernières, mais aussi des résistances quotidiennes contre les attaques sans cesse plus fortes  de la bourgeoisie au pouvoir  dans les Ardennes actuellement et aussi les jeunes et les sans papiers. Mais toujours en définitive en dernier ressort ce sont les réformistes qui imposent leurs lois, leurs conceptions et leurs analyses (qui a négocié et imposé ses positions au moment du CPE ? qui discute avec les autorités sur les sans papiers ou bien sur la situation dans les banlieues ? Alors pourquoi n’avons-nous pas plus de forces, plus de capacités à nous organiser à mettre en place les outils d’organisations et de réflexions qui nous sont indispensable pour gagner ?

 

Nous n’avons pas d’organisation ce cadre collectif dans lequel on pourrait développer une alternative politique révolutionnaire, en fait un parti.

·   Au vu des erreurs et des graves échecs passés, nombre d’entre nous refusent, rejettent, se cachent derrière des luttes sectorielles (sans papiers, syndicalisme dans son travail, lutte contre la répression..) répondant une nécessité immédiate  donnant des résultats immédiats et tangibles et nous prémunissent pensent-ils des défauts reprochés à la forme d’organisation supérieure comme un parti.

·     D’autres conscients de l’implosion du PCF veulent très rapidement en reconstruire un, faisant ainsi l’économie d’un travail d’analyse en profondeur des raisons des cuisant échecs aussi bien au niveau de la ligne politique que des formes d’organisations  qui ont suivies et qui sont un tel repoussoir pour de si nombreux camarades.

·         Et ceux qui continuent et cherchent dans le sens de reconstruire un parti sont une multitude de groupes plus ou moins nombreux, plus ou moins organisés qui restent sur leur superbe pureté de ligne dédaignant les autres ! 

·          Nous sommes divisés !! 

 Sur quoi ? Pourquoi ?  Comment dépasser cela et marcher vers une unité qui permettra de passer de la résistance à l’offensive, puis de l’offensive à la victoire de notre camp de nos intérêts, et par la même des intérêts  des peuples du monde. 

 Nous sommes divisés, sur des choses importantes comme nos analyses de l’histoire , de la philosophie , des analyses des bourgeoisies, sur les chemins à suivre pour gagner, sur une société future que nous voulons construire. Mais nous entretenir dans cette division  me parait être une trahison des luttes actuelles et nos intérêts  fondamentaux  en France et dans le monde voire de survie de notre humanité. Nous espérons que la conscience de la nécessité de l’unité va permettre de la réaliser.

Seulement il ne suffit pas de répéter cela comme une incantation encore faut-il prendre la tache à bras le corps et commencer pour arriver un jour à cette unité en espérant que ce jour ne soit pas trop lointain !!

 

 Le LIEN aujourd’hui que vous êtes entrain de lire est une forme entre autre de cheminement vers l’unité. C’est pour cette raison que nous écrivons dans ce bulletin. Il  existe d’autres tentatives d’unité et nous nous en félicitons. Nous apprenons la création d’un comité national pour l’unification du mouvement communiste en France en cette fin octobre 2006.

 Nous devons avant tout nous délimiter et exposer nos  quelques points indiscutables pour pouvoir nous rapprocher.

  1. Si l’on s’accorde sur le fait que « seul le prolétariat est une classe vraiment révolutionnaire » (Marx manifeste du parti communiste), nous devons aussi définir notre ennemi principal et pour nous c’est notre propre impérialisme.
  2. L’organisation que nous voulons construire demain doit aussi faire vivre l’histoire. Etre à la fois une mémoire et une transmission des luttes passées. Faire vivre l’histoire c’est  en tirer les leçons, les positions que nous avançons aujourd’hui ne surgissent pas du néant, nous devons apporter notre contribution à cette histoire. On ne peut pas faire table rase de notre passé des ses échecs, ses difficultés (Lénine, Staline) ou nier une partie de l’histoire du communisme dans le monde  en niant la révolution en Chine par exemple. Ce serait liquider une expérience précieuse et recommencer des erreurs déjà commises.
  3.  Nous devons aussi étudier l’économie actuelle en partant de la théorie marxiste et analyser les nouveaux éléments de la société industrielle mondiale le capitalisme sous sa forme la plus libérale aujourd’hui,  pour avoir une analyse plus juste et plus pertinente dans nos mots d’ordres et nos combats.
  4. IL faut s’appuyer sur  la philosophie matérialiste en essayant de l’appliquer aux situations actuelles !

Quelles perspectives enthousiasmantes n’est ce pas ?

 

Nous devons chercher réellement l’unité,  cette unité c’est aussi admettre que nous avons des contradictions entre nous  cependant nous ne sommes pas des ennemis ; nous devons chercher à travailler ensemble chaque fois que c’est possible et par ailleurs débattre avec le plus d’ouverture possible même si nous restons sur des positions différentes sur d’autres sujets. La polémique est nécessaire pour la construction d’un mouvement vers la création d’un parti communiste, et il faut considérer celle-ci comme une source de vie et d’avancée.

 Nous chercherons à mener des luttes ensemble partout où cela est possible particulièrement dans les entreprises et dans les quartiers populaires  les universités et nous unir dans ces luttes en même temps que nous apprendrons de ces mouvements.

 

 Gardons nous du sectarisme, ennemi mortel dans nos rangs et donc allié objectif de nos ennemis

 

 

A chacun de décider s’il veut rentrer dans cette démarche et commencer par participer à ces échanges entre autre au niveau de ce journal Le LIEN, comme nous le ferons avec d’autres si c’est possible.

 

Une militante ML

 

 

 

 


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